Bravo mister Russel Clarke !

En Australie, les greyhounds ne sont pas à la fête. Les industriels des courses, pour se donner bonne conscience, prétendent que les greyhounds ne sont que des bêtes sauvages qu'il faut exterminer lorsqu'ils deviennent inutiles. D'ailleur, les parieurs qui ont perdu les vouent aux gémonies. Une fois leur « carrière » terminée, les greyhounds qui ont poursuivit toute leur vie un leurre mécanique ne peuvent même pas espérer une rerite pourtant bien méritée. Alors que les chevaux de course finissent leurs jours dans de vertes prairies, les greyhounds sont tué ou exportés vers l'Asie où, après avoir de nouveau beaucoup couru, ils finiront dans l'assiette de leurs tortionnaires…

Russel Clarke, propriétaire de deux greyhounds, Kev et Storm, part en croisade contre cette abomination. Il a entrepris une marche à travers l'Australie avec ses chiens afin de sensibiliser l'opinion publique à la détresse des greyhounds.

Chaque année l'Australie exporte plus de 1000 greyhounds en Asie et en abat plus de 10 000. Le message de Russel Clarke est clair : les greyhounds sont des chiens de compagnie et non des steaks courant à plus de 70km/heure. Il milite pour interdire l'exportation des greyhounds réformés vers l'Asie et populariser les adoptions dans le pays. Son objectif est de faire prendre conscience à ses compatriotes des massacres réalisés en toute impunité.

« Le gouvernement et l'industrie des courses doivent prendre leur responsabilités. C'est l'Australie qui a provoqué l'engouement pour les courses de lévriers au Vietnam et en Corée. Nous envoyons nos lévriers là-bas et nous y construisons des cynodromes, avec la bénédiction de l'Irlande et de la Grande-Bretagne. Au lieu de penser uniquement au profit, nous devrions demander quel est le sort des chiens en fin de carrière. Si nous exportons des greyhounds vers des pays amateurs de viande canine où est notre morale ? Les Australiens ne savent rien du sort des greyhounds et ignorent totalement que ses lévriers peuvent être de merveilleux compagnons. Plutôt que de les envoyer à une vie misérable en Asie, il serait préférable de mettre en place un programme « welfare » en leur faveur, les faire adopter ici, en Australie »

Russel Clarkes à réusii à créer un centre d'adoption à Queensland et un autre à Newcastle. « Les Australiens ont des préjugés envers les greyhounds qu'ils imaginent agressifs et peu commodes alors que ces chiens ont l'habitude d'être manipuloés depuis leur naissance ». Russel Clarke compte beauoup sur la bonne volonté des vétérinaires et des associations de protection animale pour mener à bien son programme. Lorsqu'une famille adoptante se présente, il ne confie un greyhound qu'après avoir observé les réactions de part et d'autre. Il laisse au final le choix au greyhound. « Je ne prétends pas être un murmureur, simplement je comprends les chiens. Je sais décoder leur langage corporel et je sais ce qu'ils ressentent. Leur posture m'indique s'ils aiment ces gens ou pas. Je fais confiance à l'instinct du chien ».

Une initiative que Lévriers en Détresse ne peut qu'approuver.

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