Maltraitances et actes de cruauté envers les lévriers de course en Australie

J’ai beau hurlé mon désespoir, en France c’est toujours un lourd « autisme » qui entoure la souffrance des greyhounds de courses.
A écrire ces lignes, les larmes me montent aux yeux. Mais qu’ai-je fait pour que la plupart des gens ne retiennent QUE l’Espagne et les galgos? Pourquoi ont-ils occulté le malheur des greyhounds ? Pensent-ils que le combat pour un meilleur traitement des greyhounds est moins exotique que celui mené pour les galgos ? Moins exotique mais tellement plus difficile.

Et que dire des insultes qui me sont régulièrement adressées parce que LED donne le maximum pour venir en aide aux greyhounds ?

Et que dire de nos anciens partenaires, qui étaient venus vers LED de leur propre-chef, et qui se sont détournés sous prétexte que « les greyhounds sont en meilleur état que les galgos » (je cite). Ah oui ? Et pourquoi donc ? Parce que nos partenaire Outre-Manche ont plus de pudeur que les Espagnols et préparent correctement les greyhounds pour leur départ vers la France ?

L’Espagne : environ 6000 galgos abandonnés chaque année très souvent pour cause de leishmaniose.

Irlande et Royaume-Uni : 5 à 6 fois plus et pas pour cause de leishmaniose.

TOUS les continents sont concernés par l’industrie des courses. Les greyhounds souffrent sur TOUS les continents.

Dernièrement, encore, j’ai reçu un appel d’un Français dont le père a racheté le cynodrome de Casablanca, fermé sur ordre de Sa Majesté le Roi du Maroc, en 2008.

Il faut dire que c’était fini, les gens sur place ne le fréquentaient plus. Et des greyhounds croupissent encore à-bas, dans des chenils, malades et malheureux.

Oui mais ce Français a une idée bien précise : il veut acquérir 50 greyhounds pour des courses avec paris en ligne. No comment. Vous déduirez de vous-même.

Bien évidemment, nos partenaires Irlandais et Anglais sont informés car je n’ai pas perdu une minute.

Lisez le rapport que nous avons mis en lien sur notre site et vous verrez que son contenu se retrouve largement explicité dans l’article ci-dessous.

En Irlande, au Royaume-Uni, les associations et l’opinion publique ont réussi à faire en sorte que l’industrie des courses de lévriers améliore le quotidien des greyhounds et que le dopage soit traqué à chaque course.Ce n’est pas le Paradis mais je ne saurais critiquer les efforts fournis.

Oui mais, l’Australie c’est loin bien loin de l’Europe.

LED soutient les associations australiennes qui tentent d’émerger de la même façon que le font nos amis Irlandais et Anglais.

Des greyhounds sont exportés vers le Pakistan. Qui en parlent ? Personne sauf LED.

J’espère que vous serez nombreux à comprendre ce qui se dit dans le reportage TV australien.

Oui, on y parle de cocaïne, stéroïdes, anabolisant, amphétamines, caféine, OPE, viagra, et j’en passe. Et c’est en 2013.

Alors, heureux les greyhounds ? Mieux traités que les galgos ?  A vous de juger.

Toute l’équipe de LED, les adhérents, les adoptants, les sympathisants, seront toujours là pour aider les greyhounds.

Merci encore et encore à Sophie Binkowski et le Refuge SDA de Cambrai qui accueillent depuis 10 ans des « ex-racers », qui les entouent de tendresse et de gentillesse. A Cambrai, tous ont compris la vraie nature du combat de LED.

Catherine Madry


Article extrait du site Magazine GOODPLANET INFO
11/12/2013
http://www.goodplanet.info/actualite/2013/12/11/maltraitances-et-actes-de-cruaute-envers-les-levriers-de-course-en-australie/

Les courses de lévriers sont très populaires en Australie, où la totalité des mises annuelles dépasse 3 milliards de dollars. Mais pour satisfaire les parieurs et obtenir sans cesse de meilleures performances, les professionnels de la filière n’hésitent plus à doper leurs animaux à la cocaïne et à l’EPO, à les maltraiter pour qu’ils courrent plus vite et à les tuer de manière barbare une fois qu’ils ont atteint le maximum de leurs capacités.

Une enquête parlementaire est en cours dans le pays pour faire la lumière sur cette filière ; les données qui en ressortent ont fait bondir les associations nationales de protections des animaux, note le Sydney Morning Herald.

En effet, pour trouver la perle rare, un processus de sélection terrible est mis en place. Plus de 25 000 chiens naissent dans cette filière chaque année. Mais selon les chiffres avancés par l’association australienne de lutte contre la cruauté faite aux animaux, Against Animal Cruelty Tasmania (AACT), seule la moitié d’entre eux sont susceptibles de commencer un jour les entraînements. Les autres n’atteignent pas l’âge d’être enregistrés pour courir. Jugés trop mauvais, ils sont généralement tués de façon barbare, battus, noyés, égorgés ou fusillés, note ACCT. L’association rapporte des cas d’animaux enterrés vivants, les oreilles coupées pour qu’on ne puisse retrouver leur propriétaire grâce au tatouage qu’ils portent aux oreilles. En 2011, 3 440 chiots auraient ainsi été tués en Nouvelle-Galles du Sud avant d’être enregistrés.

Et les maltraitances ne s’arrêtent pas là, car pour ceux qui ont les capacités de courir en compétition, les résultats doivent être au rendez-vous. Et les entraîneurs n’hésitent pas à utiliser des méthodes totalement interdites pour arriver à leurs fins. Ainsi de la cocaïne est donnée à sniffer aux chiens avant la course ou injectée directement dans les muscles au départ. Certains sont dopés à l’EPO, plus difficile à détecter lors de contrôles. Selon le SMH, des leurres vivants (lapins, cochons d’inde et possums) – auxquels on a retiré dents et griffes – sont utilisés comme appâts lors des entraînements. Plus de 2 800 blessures ont eu lieu sur les terrains de course entre 2012 et 2013 pour des résultats souvent truqués pour cause de blanchiment d’argent. Des méthodes qui ne sont que trop rarement pénalisées, selon ABC News qui note que «dans cette filière, les représentants de l’autorité  sont souvent des joueurs qui ont donc un conflit d’intérêt ».

Voici le reportage de la chaîne ABC :

Si des programmes d’adoption sont en place en Australie, seuls une cinquantaine de chiens auraient été adoptés l’an passé. Impossible de connaître le devenir des autres animaux. L’enquête en cours dans le pays doit permettre rétablir la transparence de cette filière, note le SMH.

Publié dans Actualités, l'industrie des courses | Un commentaire

Un commentaire sur « Maltraitances et actes de cruauté envers les lévriers de course en Australie »

  1. Daniel a écrit :

    Votre combat est une grande oeuvre Madame madry. Bien sûr qu’en Espagne le problème des galgos pourrait être en grande partie résolu mais les gens sur place le veulent-ils vraiment ? Vu d’ici j’ai l’impression qu’en réalité personne ne demande aux associations espagnoles un compte-rendu très précis de leurs actions. C’est qu’il y aurait de drôles de surprises à mon avis.
    Qui peut dire exactement ce que font ces associations pour lutter concrètement sur le terrain ? Où va l’argent qu’on leur envoie ?
    Les greyhounds ont moins de chance car comme vous le dîtes ils courent sur tous les continents.
    Leur morphologie fait peur à voir : que du muscle.
    Courage LED, nous ne sommes pas tous aveugles et à mon avis un jour ou l’autre les internautes vont se tourner sérieusement vers vous et les greyhounds.