Le mea culpa de l’industrie des courses australienne

L’industrie des courses de lévriers australienne est actuellement en pleine mutation. Cela fait suite aux terribles révélations de février dernier concernant l’utilisation de leurres vivants pour l’entraînement des chiens dans plusieurs états du pays.


Scott Parker, PDG de Greyhound Australasia, nous détaille les nouvelles résolutions de la filière :

Nous comprenons qu’il nous appartient de montrer aux gouvernements, aux associations de protection animale et au grand public que nous pouvons faire fonctionner notre filière de manière transparente et en faisant preuve d’humanité.

Depuis les révélations de févriers, les présidents et administrateurs des conseils de régulation des courses des états touchés ont été remplacés ou sont en cours de remplacement. Bien qu’aucun d’entre eux n’ait été impliqué dans l’utilisation de leurres vivants.

Nous savons que nous devons dorénavant être intransigeants dans l’application des règles concernant le bien-être des chiens. Nous avons le sentiment profond qu’il s’agit d’un renouveau pour l’industrie, non d’une fin, et que les effets positifs des réformes que nous mettons en place ne seront pas visibles en une poignée de semaines, mais bien sur le moyen et long terme.

Beaucoup de choses doivent et vont changer.

Nous savons également que notre engagement à réformer le secteur sera accueilli avec scepticisme par beaucoup. C’est compréhensible et légitime. L’industrie continue d’enquêter sur chaque participant soupçonné de cruauté. 23 interdictions d’exercer à vie ont déjà été prononcées dans le Queensland et il y en aura probablement d’autres dans les autres états.


Parmi les autres mesures destinées à améliorer le bien être animal on peut également citer:

■ les primes aux éleveurs, qui ont été entièrement repensées,

■ l’utilisation exclusive de matériaux synthétiques pour la fabrication des leurres,

■ Une augmentation significatives des contrôles,

■ Un partenariat ouvert avec la police et la SPA dans tous les états,

■ De nouveaux examens et formations pour accéder à la profession d’entraîneur sont en cours d’élaboration et devraient voir le jour en 2016,

■ Des investissements conséquents dans le domaine de la recherche indépendante et des simulations pour s’assurer que les réformes adoptées pour le bien-être des chiens soient fondées sur des faits,

■ Plus de communication avec toutes les parties prenantes pour une transparence maximum de la filière,

■ L’utilisation de drones de surveillance dans deux états pour resserrer les contrôles lors des courses.


Greyhounds Australasia, GRNSW et toutes les autres organisations membres ont ainsi défini une vision nationale de la filière qui place l’animal au cœur de tout ce que nous faisons.

Nous acceptons enfin qu’il est de notre devoir de mettre fin aux euthanasies non-nécessaires de greyhounds et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour regagner la confiance du grand public et de la société civile.


Traduit pour LED, article original disponible ici http://www.bordermail.com.au/story/3294680/new-national-vision-for-greyhound-racing-industry/

Publié dans Actualités, l'industrie des courses | Un commentaire

Un commentaire sur « Le mea culpa de l’industrie des courses australienne »

  1. Pierre a écrit :

    Ils devraient ajouter qu’un chien qui porte une muselière lors des courses c’est comme un quaterback sur un terrain de football, il n’a pas son casque grillagé quand il sort dans la rue !