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Saluki (Moyen-Orient)


Groupe 10 : Lévriers
Couleur : Pratiquement toutes les couleurs
Poil : Poil lisse, soyeux
Taille : Mâle: 71 cm / Femelle: 58 cm
Poids : Mâle: 25 kg / Femelle: 14 kg
Origine : Iran

Un peu d’histoire :

Cousin du Lévrier Afghan de par son allure, le Saluki est connu depuis des milliers d’années dans le monde arabe.Des chiens figurant sur des représentations de scènes de chasse au temps des Pharaons ressemblent beaucoup à desSalukis. Et les squelettes momifiés retrouvés dans certains tombeaux auprès de dignitaires égyptiens sont trèsproches de ceux de cette race. Son nom actuel viendrait de la ville aujourd’hui disparue de Saluk, en Arabie. Sabeauté légendaire et sa vitesse pendant la chasse en ont fait dans tout le Moyen-Orient un symbole de richesse, aumême titre que les faucons. Et tout comme eux, le Saluki a vite été considéré comme l’un des plus beaux cadeaux quel’on pouvait faire à un hôte de marque. C’est d’ailleurs ainsi qu’il est finalement arrivé en Europe, ramené d’abordpar des voyageurs et diplomates britanniques. Ce qui explique que le premier standard européen du Saluki ait étédéposé en 1923 en Angleterre. On a également conféré à ce chien des vertus quasi-divines dans le monde musulman.Convertis dès le 7ème siècle à l’Islam naissant, les riches nomades d’Arabie considéraient que seul le gibier tué parleurs Salukis était une nourriture pure aux yeux d’Allah. Notamment parce qu’ils parvenaient à capturer des proies habituellement capables de se tenir hors de portée des hommes, comme les gazelles. Ses différentes couleurs s’expliquent également par son grand succès. Au fil des siècles, il s’est répandu de plus en plus, et les variations de climat de ses terres d’accueil auraient eu des incidences sur sa robe.

Son caractère :

La noblesse de sa ligne, et son caractère naturellement calme, ne doivent pas faire oublier le passé du Saluki.Pendant des générations, ses ancêtres ont été élevés comme des princes. D’où peut-être son trait de caractère qui vient le plus rapidement à l’esprit : l’indépendance. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’apprécie pas la compagnie des hommes, bien au contraire. Il vit très mal la solitude, même pour quelques heures. Le Saluki n’apprécie guère de dormir dehors par exemple, et n’hésitera pas à vous le faire savoir, d’ailleurs. Autre souci reconnu du Saluki : son instinct de chasse ancestral, qui le pousse à fuguer assez régulièrement si on lui en laisse l’occasion. Mieux vaut prévoir une grande clôture si vous avez un jardin, un grillage d’1,60 mètre de haut ne lui fait pas peur.

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