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Les martyrs de la chasse

L’usage premier du lévrier a été la chasse. La chasse au lévrier visait des gibiers divers en fonction de leur race. Lièvres pour les greyhounds, whippets, et galgos, daims pour le deerhound écossais, loups pour le barzoï russe ou l’Irish wolfhound, gazelles pour les sloughis et azawakhs.
En Europe la chasse au lévrier a été interdite sauf en Espagne et au Portugal. Les galgueros, (chasseurs espagnols), chassent sans fusil, c’est leur lévrier qui rattrape le gibier à la course et le tue.
Malheureusement pour les chiens, là encore leur vie ne tient qu’à leurs performances. A la fin de chaque saison de chasse les chiens les moins efficaces sont systématiquement éliminés.
Les femelles servant à la reproduction vivent constamment enfermées ou à l’attache et leur vie se limite à faire des petits pour renouveler le cheptel.

Si les britanniques éliminent les chiens à grande échelle, les espagnols font figure d’amateurs avec leurs 8.000 lévriers tués chaque année. Mais dans ce pays une autre composante va venir transformer la boucherie en barbarerie, et cette composante s’appelle « l’honneur ».
En effet un galgueros dont le chien n’attrape plus de gibier est atteint dans son honneur ce qui lui donne le droit de se venger et de faire souffrir l’animal pour laver l’affront. Des proverbes espagnols liés à cette tradition disent ; « un lévrier ne vaut pas la balle pour le tuer », ou « un mauvais chien ne mange pas dans ma maison ».

Ces hommes, si l’on peut encore les nommer ainsi, vont donc rivaliser d’imagination pour faire disparaître les chiens de la façon la plus abominable possible :

La méthode traditionnelle : la pendaison
Deux variantes : Si le chien a bien chassé dans sa carrière, il est pendu haut. Si le chien chassait mal, il est pendu pattes arrières touchant le sol, l’obligeant à sautiller sur place pour retarder l’asphyxie et les pattes avant battant dans le vide d’où le nom de position du pianiste.


- La salissante
Le coup de couteau (moins employée car il faut entraver le chien sous peine de le voir s’enfuir en se vidant de son sang).
- La festive
Le chien est aspergé d’essence et on allume (rien n’empêche de le pendre en même temps).

- la sportive
Le chien est accroché à la voiture et on le tracte.

femelle dans un tuyau...


- La discrète
Le chien est jetté dans un puits (possibilité de grouper).

- La méthode propre
Le chien est piqué à l’eau de javel
- La folklorique
Vous mettez 15 lévriers dans une camionnette, vous vous rendez en centre ville et vous ouvrez les portes (embouteillage garanti) les pauvres bêtes complètement terrorisées se font rapidement renverser.
- Dernière méthode à la mode
Vous allez en pleine forêt, vous brisez les deux antérieurs du chien sur vos genoux et vous le laissez mourir de faim et de soif (briser les deux jambes est nécessaire car même avec une jambe cassée il peut encore vous suivre, il paraît qu’ils sont fidèles.)

Les rescapés de ces massacres finissent dans les pereiras, (les fourrières espagnols), dont beaucoup sont surnommées « les couloirs de la mort ». les chiens vivent en groupe, les plus forts tuent les plus faibles et tentent de survivre dans des conditions difficiles en se battant pour la nourriture.

Pour les Galgos espagnols, l’association anglaise Greyhounds In Need, (qui est la première à s’être occupée du sauvetage des lévriers martyrs), récupère les chiens dans des refuges espagnols et les place dans une pension qu’elle finance à VIC près de Barcelone. Lorsque les chiens ont été soignés, vaccinés, vermifugés, stérilisés, munis d’une puce électronique et testés leishmanioses, filarioses etc… G.I.N. contacte diverses associations européennes pour faire adopter les chiens et c’est à L.E.D. qu’elle a décidé de faire confiance pour la France.


(Pension à VIC en Espagne)

Lorsque nous avons quelques demandes d’adoptions, nous contactons la présidente de G.I.N. pour lui dire que nous pouvons venir chercher des chiens, et suivant les lévriers prêts à partir, nous envoie leur nom et leur photo.
Nous nous rendons donc à VIC et récupérons les galgos avec leur passeport carnet de santé qui nous permet de passer les frontières européennes.

Les personnes désirant adopter un lévrier ou devenir famille d’accueil, doivent remplir un petit questionnaire qu’elles trouvent dans la rubrique téléchargements, et qui va nous permettre de savoir si toutes les conditions seront réunies pour que le chien soit dans les meilleures conditions. Toutes les demandes ne sont pas systématiquement acceptées, ( jardins non clôturés, personnes allergiques, personne vivant dans un studio, etc…)