Annick V. à Catherine

« Annick V. à Catherine de Lévriers en Détresse. 

Firminy, le 30 novembre 2021 

Madame,  

Je vous fais parvenir ce courrier pour vous remercier d’avoir répondu à mon appel suite à une post-visite chez une adoptante. Cette personne était en possession de 2 chiens provenant de deux associations différentes : un lévrier et un épagneul, tous deux venant d’Espagne. Or, j’ai constaté une maigreur avérée chez le lévrier (Diego) et un mal-être chez les deux chiens comme chez la personne qui finalement ne parvenait pas à assumer des chiens en difficulté et visiblement traumatisés dans un passé douloureux. Vous avez été, Madame, la seule personne à répondre à ma demande d’aide, sans au préalable, nous embarrasser de procédures administratives ou d’un jugement rédhibitoire. Vous avez été cette personne qui a su comprendre que l’adoptante n’était pas maltraitante. Cette personne a été mal accompagnée, sous le coup d’une attitude manquant fondamentalement de bienveillance de la part d’une association, au point de ne pas oser livrer son déficit de compétences, de peur d’être jugée et condamnée par des structures associatives qui finalement sont responsables d’un mauvais choix, et souvent beaucoup trop agressives dans leur communication avec les adoptants. Ma bienveillance d’abord, et la vôtre lui ont permis de se confier et de faire un choix difficile : se séparer des chiens pour leur bien-être et leur bonheur. Les visiteuses et visiteurs bénévoles sont des personnes de bonnes intentions, et les associations de lévriers aussi, je n’en doute pas. Je constate malheureusement un manque de professionnalisme et une volonté de faire adopter des chiens « à tout prix » pour les sortir de leur misère affective et de situations dramatiques. MAIS cette volonté a un prix, celui d’autres malheurs qui finalement deviennent invisibles. Il serait bon qu’une obligation de formation des visiteuses et des visiteurs soit enfin mise en place pour que le coeur ne prévale pas sur la raison. J’ai croisé des visiteurs qui ne savent même pas ce que sont les signaux d’apaisement, par exemple. Et il ne s’agit pas, vous en conviendrez, de placer un chien pour le retrouver quelques mois plus tard dans le refuge près du lieu de son adoption. Je vous remercie pour votre compréhension. En moins d’une semaine, vous savez trouvé une solution pour Diego. Votre investissement et nos partages d’information ont été autant de l’efficacité que de la réflexion. Je retiens de votre association, sa réactivité, une bienveillance raisonnée (enfin !) et un accueil extraordinaire. 

Je vous demande un dernier service : merci de faire parvenir ce courrier aux Fondations qui soutiennent les associations comme la vôtre pour qu’elles puissent mesurer le travail qu’il reste à faire en matière de visites (pré et post), et le travail que vous réalisez. Avec vous, je me suis sentie moins seule sur une situation urgente. Merci encore. Bien cordialement, 

Annick V. »

 

C’est le 20 novembre dernier qu’Annick V. m’a contactée via facebook, désespérée par le rejet des associations pour les galgos. Une association avait placé un sloughi (qu’elle enregistré comme Lévrier Polonais !) chez une dame vivant en logement social, fatiguée, dépressive, sans tenir compte de son état de santé fragile. La suite, vous la devinez après lecture de la lettre d’Annick. Aujourd’hui Diago est heureux dans une famille en Alsace, une famille qui m’a également adoptée ! L’union fait la force !